La Banque Mondiale annonce des prévisions de croissance du PIB russe entre 1,2 et 1,8% pour la période 2019/2021. Elle base cette prévision modeste sur la poursuite des diminutions de la production pétrolière et sur la détérioration de la situation internationale qui va affecter les exportations. Un certain relâchement de la politique monétaire et la mise en œuvre des « grands projets nationaux » devraient cependant favoriser une reprise plus accentuée au deuxième semestre.

Toutefois, l’effet positif des « grands projets nationaux » ne devrait se faire vraiment sentir qu’après 2021.

Le ministère russe du développement économique prévoit, lui, une croissance de 1,3% en 2019, de 2% en 2020 et jusque 3,3% en 2024.

Du côté de l’inflation, la Banque Centrale de Russie prévoit une stabilisation à 4,3% cette année.

Le taux de pauvreté devrait continuer à baisser, selon la Banque Mondiale, en partie grâce à l’indexation des retraites sur l’inflation.

Le secteur bancaire est considéré comme stable en raison de la politique proactive de la Banque Centrale de Russie qui contrôle le développement du crédit à la consommation et continue à « nettoyer » le système bancaire. Elle a révoqué les licences d’établissements de petite taille tout en poussant à la recapitalisation des plus grandes banques.

Enfin, les liquidités du Fonds National de Prévoyance qui garantit le système des retraites pourraient dépasser fin 2019 le niveau de 7% du PIB permettant au gouvernement d’investir dans des projets d’infrastructure nationaux. Au 1er juin, ce fonds avait dépassé les 58 milliards de dollars.