Le sommet du G20 s’ouvre demain vendredi 28 juin pour deux jours à Osaka. Créé en 1999 pour favoriser la concertation internationale, le Groupe des vingt réunit les dirigeants de 19 pays plus l’Union Européenne. Cet ensemble regroupe les deux tiers de la population du monde et 90% du PIB mondial.

Petit à petit, certains dirigeants ont pris l’habitude de profiter de cette grande réunion annuelle pour se rencontrer en tête à tête. Une bonne façon de faire « d’une pierre deux coups », mais surtout la possibilité de discussion moins formelles, sans communiqué final et portant moins d’engagements qu’une visite officielle dans un pays. On a beaucoup glosé sur ces rencontres « fortuites » utilisées en particulier par Donald Trump pour essayer d’éviter les accusations de « fraternisation avec l’ennemi » quand il rencontre Vladimir Poutine. Accusations auxquelles il a tout de même dû faire face après sa rencontre à Helsinki, en juillet 2018 avec le président russe. Certains éditorialistes ont même parlé de « trahison » !

Le sommet d’Osaka ne fera pas exception et de très nombreuses rencontres bilatérales sont prévues. Vladimir Poutine rencontrera donc Donald Trump mais également Emmanuel Macron. Les sujets de conversation ne manqueront pas : Iran, Ukraine, Syrie en particulier. Le président français a déclaré récemment que dans « l’ordre multilatéral » qu’il défend, il veut rétablir la confiance avec la Russie « sans passer exclusivement par l’Otan ».

D’autres rencontres importantes pour les deux pays ont eu lieu récemment. Ainsi, à la mi-juin, le président du Sénat Gérard Larcher recevait le premier vice-président du Conseil de la Fédération de Russie, Nikolaï Fedorov, plaidant pour « un rapprochement des points de vue ».

Le 25 juin, le premier ministre Edouard Philippe recevait le premier ministre russe Dimitri Medvedev au Havre, ville dont il a été maire, dans une ambiance cordiale.

On ne peut que se réjouir que nos deux pays fassent ainsi la preuve de leur désir de coopération et que, comme le dit Emmanuel Macron « nous avons des désaccords mais nous travaillons ensemble » … pour longtemps.