Business France, qui est une structure, née en janvier 2015, de la fusion d’Ubifrance et de l’Agence française pour les investissements internationaux, organisait ce mercredi 16 octobre un forum d’affaires « Rencontres avec la Russie ». L’ambassadeur de Russie en France, Alexei Meshkov, et l’ambassadeur de France en Russie, Sylvie Bermann, participaient à ce forum.

Sylvie Bermann a expliqué dans son intervention que l’Europe devrait développer sa coopération économique avec la Russie, non seulement dans les échanges commerciaux, mais aussi dans le domaine des investissements. Elle citait comme exemple la participation de la société Total dans le projet Yamal LNG, mentionnant que des PME participaient aussi au projet. Puis elle a insisté sur le retard que l’Europe prenait dans ce domaine par rapport à la Chine et aux Etats-Unis : « Deux pays ont augmenté leurs échanges avec la Russie, la Chine et les USA, alors que ces derniers mènent une guerre commerciale contre l’Europe. Nous devons montrer le chemin et représenter les Européens car la France occupe une place politique propice à la création d’un climat favorable ».

Alexei Meshkov a, lui aussi, mentionné le double jeu des Etats-Unis qui forcent l’Europe à imposer des sanctions à la Russie mais continuent, de leur côté, à développer leurs échanges commerciaux avec Moscou. « Les échanges entre la Russie et les Etats-Unis continuent à augmenter, y compris dans le domaine de la haute technologie. C’est parce que les Américains ne se sont jamais tiré de balle dans le pied comme l’ont fait les Européens ». Washington achète des moteurs de fusée en Russie et même certaines pièces de matériel militaire. Ils n’ont pas de restrictions dans le domaine nucléaire non plus. « C’est pourquoi il est vital pour les pays d’Europe et pour leurs entreprises de protéger leurs propres intérêts économiques ».

Dans le domaine des investissements, il a rappelé que les entreprises étrangères qui décident de s’implanter en Russie avec leurs propres technologies, ont un avantage certain par rapport à leurs concurrents qui se contentent de venir y vendre leur production nationale.

Espérons que toutes ces paroles seront suivies par des actes dont la France et l’Europe ont bien besoin.