La sépulture du général a été retrouvée en juillet de cette année, au cœur de la citadelle de Smolensk, par une équipe dirigée, entre autres personnes par le français Pierre Malinovsky responsable de la Fondation franco-russe des initiatives historiques. Une analyse ADN a confirmé il y a peu qu’il s’agissait bien de César Charles Étienne Gudin de la Sablonnière, dit Charles Étienne Gudin, comte de l’Empire, né le 13 février 1768 à Montargis dans le Loiret et mort le 22 août 1812 à Smolensk, un des adjoints préférés de Napoléon Bonaparte.

Le magazine « Le Point » dans un article posté sur son site en date de ce jour, 15 décembre 2019, annonce que le président Macron a demandé qu’on lance l’organisation des opérations touchant au retour de la dépouille du général Gudin.

Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française et autorité incontestée de la relation franco-russe, citée dans l’article du Point explique : « Le président Macron essaie de remettre les relations franco-russes sur les rails. Il avait déjà relancé la chose d’une manière très intelligente à Versailles. Il s’était emparé du mythe de Pierre le Grand. Le général Gudin était un compagnon de Napoléon, et Emmanuel Macron a le sens des symboles. »

Toujours suivant « Le Point », « l’illustre divisionnaire de Napoléon serait honoré aux Invalides à Paris en présence du président russe, avant d’y être inhumé, dans le caveau des gouverneurs, temple des grands soldats français ».

Du côté russe on est très favorable au rapatriement et les Archives russes ont fait preuve d’une grande ouverture et de coopération vis à vis des historiens français et en particulier de la Fondation Napoléon. Les Russes sont très respectueux du souvenir napoléonien. Cependant, certaines voix se manifestent sur les réseaux sociaux russes qui pensent que Vladimir Poutine ne devrait pas participer à la cérémonie. Le Kremlin n’a, pour l’instant, fait aucun commentaire à ce sujet. En fait, les seuls à résister au rapprochement voulu par le président Macron, ont été les diplomates français et certains pays de l’Est de l’Europe.