A l’intérieur, la Chine est en train de lever les restrictions de déplacement les plus contraignantes. Elle a, d’autre part, commencé la semaine dernière à envoyer de l’aide en matériel et en personnel, principalement en Italie, le pays européen le plus touché par la pandémie.

La Russie fait de même et le onzième avion-cargo de l’armée de l’air russe est arrivé aujourd’hui sur la base de Pratica di Mare à trente kilomètres environ au sud-ouest de Rome. Les avions apportent du matériel de diagnostic et de désinfection. Jusqu’à présent, l’armée de l’air russe a également transporté en Italie huit brigades mobiles de médecins et une centaine de virologistes et épidémiologistes ayant une expérience pratique du traitement des épidémies sur le terrain.

Côté américain, il n’est plus question de s’assurer l’exclusivité du vaccin sur lequel travaille une équipe allemande, les autorités de Berlin s’en étant mêlées. Pour ce qui est du traitement, Donald Trump a annoncé qu’il allait favoriser l’accès à l’hydroxychloroquine et à la chloroquine en raison des « études prometteuses » menées en France et en Chine.

Plus près de nous, en Europe, la Pologne a interdit le survol de son territoire aux avions russes qui acheminent l’aide en Italie, ce qui fait dire au sénateur Alexeï Pouchkov que nos lecteurs connaissent bien : « La Pologne n’a pas laissé transiter via son espace aérien les avions russes apportant de l’aide pour l’Italie. C’est une bassesse au plus haut sommet de l’État. D’autant plus que l’aide était destinée à un pays allié de la Pologne dans le cadre de l’UE et de l’Otan. La Russie ne doit désormais en rien aller à la rencontre de la Pologne. En rien », a-t-il insisté.