Le nombre de malades en date d’aujourd’hui s’élève à 1.836. Plus de 60% de ces malades sont à Moscou.On déplore neuf morts et il y a eu 66 guérisons. 32 patients sont actuellement dans un état grave.

Quelques 730.000 citoyens russes revenus de l’étranger sont en confinement à domicile sous contrôle de la police.

Une semaine de repos payée

La semaine dernière, la mairie de Moscou recommandait aux habitants de plus de 65 ans de rester chez eux. Des volontaires leur apportent les produits alimentaires à domicile. Cette semaine, la mesure s’applique à tous, à l’occasion d’une semaine chômée et payée décidée par le gouvernement. Afin de bien montrer qu’il ne s’agissait pas de « congés payées », les lieux de distraction, restaurant, parcs, centres commerciaux ont été fermés. On commence à parler de mesures strictes contre ceux qui ne respectent pas le confinement. Les restrictions de déplacement sont très semblables à celles imposées en France aujourd’hui.

La Russie restreint le trafic à ses frontières terrestres

Les restrictions s’appliquent aux automobiles, aux trains, aux piétons et sur les voies fluviales. Le transport de marchandises n’est pas concerné et les poids lourds pourront continuer à franchir les frontières suivant les règles habituelles.

De nombreuses exceptions sont prévues. Les chemins de fer (RJD) qui ont supprimé les liaisons avec vingt pays depuis le début de la pandémie maintiennent ainsi les liaisons avec Minsk et Kaliningrad au départ de Moscou et Saint-Pétersbourg.

Dépistage

Un test permettant de détecter la présence du virus en 90 minutes vient d’être certifié en Russie. Il va permettre le dépistage à grande échelle. D’après le site russe « stopcoronavirus.ru », ce test a une sensibilité très supérieure aux tests utilisés jusqu’à présent. Il sera disponible dès aujourd’hui et permettra 100.000 tests la première semaine. Mais la production doit être augmentée rapidement pour permettre 200.000 tests par semaine.

Des espoirs de traitement

En l’absence de traitements spécifiques, de nombreux pays travaillent sur le « repositionnement » de médicaments existants. C’est le cas du laboratoire français VirPath de Lyon mais aussi de nombreux laboratoires notamment en Chine et en Russie. Les chercheurs de l’entreprise russe Gero ont identifié six molécules qui pourraient supprimer les protéines responsables de la reproduction du virus. La méthode de recherche repose sur la puissance informatique et des nouveaux programmes de « deep learning » qui ont permis de passer rapidement en revue des milliers de médicaments. Les autorités russes ont donné aux instituts de recherche sur le virus, un accès privilégié aux ordinateurs les plus puissants du pays. Mais le directeur de la société Piotr Fedichev a précisé que des essais cliniques étaient encore nécessaire.

En attendant, les autorités médicales russes ont recommandé l’utilisation sous contrôle médical de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine en association avec un antibiotique.

Et pour la petite histoire… Le nouvel Obs publie un article à propos de l’opération d’aide sanitaire de la Russie à l’Italie qui commence ainsi : « La présence dans la péninsule italienne de médecins militaires russes encadrés par quatre haut gradés inquiète ». En tout cas, elle n’inquiète pas les Italiens. A part, peut-être, le quotidien « La Stampa » qui semble avoir les mêmes « inspirateurs » que l’Obs.