Un des conseillers du président Poutine, Maxim Oreshkin pense qu’après la pandémie, les relations internationales subiront des changements importants.

Il explique dans un entretien avec la chaîne « Rossiya 24 » qu’à son avis, « toutes les institutions internationales seront repensées sous un nouvel angle ». De son point de vue, la majorité de ces institutions ont montré leurs limites dans cette crise. « Il n’y a pas de systèmes d’alertes automatiques qui fonctionnent dans ce genre de crise. Aussi bien le Fond monétaire international (FMI) que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) posent des problèmes ».

Oreshkin ajoute que la crise en cours va provoquer de sérieux changement dans les structures économiques et que chaque pays va commencer par se pencher sur ses problèmes internes, ce qui va freiner sérieusement le processus de globalisation.

Il pense aussi que la baisse du PIB mondial va être beaucoup plus importante qu’en 2008/2009 et que nous faisons face à une crise d’une ampleur inconnue depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. « Cette crise est unique en ce qu’elle présente trois particularités : la première est la simultanéité, elle touche presque tous les pays du monde, la seconde est sa rapidité, la montée du chômage touche tous les pays à une vitesse incroyable, et la troisième est son ampleur ».

Maxim Oreshkin avait déjà expliqué dans un entretien précédent que l’économie de la Russie connaîtrait une forte baisse au deuxième trimestre et que la première priorité du gouvernement était d’amortir en temps réel les effets de la crise pour la population.