Les président français et russe ont tenu vendredi une vidéo conférence. Des sources à l’Elysée ont qualifié les échanges de « profonds et importants ».

La discussion a permis de poursuivre les échanges à propos de la mise en place d’une confiance mutuelle qui sera la base des accords entre les deux pays. Ces échanges avaient commencé lors de la visite de Vladimir Poutine en France il y a un an. Toujours selon l’Elysée, « le président Macron a insisté sur son engagement dans ce dialogue qui a pris une dimension nouvelle avec la pandémie en cours ».

Dans sa déclaration liminaire, le président français a rendu hommage aux sacrifices consentis par les peuples de l’Union soviétique ET à la mémoire des « populations de l’Est soumises à une insoutenable violence ». Une formule qui permet de ménager la susceptibilité de certains pays de l’Union Européenne et, en particulier la Pologne. Une allusion que n’a pas relevée le président russe, en tout cas dans la partie télévisée de la conférence.

Sur la Lybie, les deux pays souhaitent un cessez-le-feu, mais la position de la France est beaucoup plus précaire après son intervention conjointe avec la Grande Bretagne et les Etats-Unis qui a mené à la destruction du pays.

Peu de progrès également sur la Syrie où la France insiste sur la possibilité d’envoyer de l’aide humanitaire via la Turquie ou l’Irak, sans passer par Damas. Mais quid des sanctions américaines dans le cadre du « Caesar Act » ?

Peu ou pas de progrès sur l’Ukraine également où l’Union Européenne continue à considérer la Russie comme le principal responsable de la situation dans le Donbass et où la France ne fera rien, ici aussi, dans le souci de protéger l’unité de l’Union Européenne et de ne pas entrer en conflit avec d’autres pays membres comme la Pologne ou les Pays Baltes.

Vladimir Poutine a invité Emmanuel Macron à une visite officielle en Russie d’ici la fin de cette année et ce dernier a répondu positivement sous réserve de l’évolution de la pandémie.