A quand remontent les tensions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ?

En 1988, la population du Haut-Karabakh, territoire azerbaïdjanais, réclame son indépendance. La population y est majoritairement arménienne et profite d’une URSS en lambeau et sans assise géopolitique forte sur la région pour faire sécession et se rattacher à l’Arménie. L’Azerbaïdjan s’y oppose. Commence alors une guerre entre les deux pays qui va durer six ans, jusqu’à un cessez-le-feu en 1994 après plus de 30.000 morts.

Ce cessez-le-feu est objectivement très inégal et largement en faveur de l’Arménie, qui « confisque » si l’on peut dire 20 % du territoire de l’Azerbaïdjan dont le Haut-Karabakh, devenu en plus la frontière entre les deux pays. L’Azerbaïdjan n’a jamais toléré cette décision et depuis de nombreuses tensions éclatent régulièrement entre les deux pays. On peut même parler d’une tension permanente entre les deux, le chef d’Etat de l’Azerbaïdjan faisant de la reconquête du Haut-Karabakh un enjeu et une quête nationale, entremêlé de pics explosifs plus fort, comme c’est le cas actuellement.

Généralement, la Russie se charge de jouer les gendarmes entre les deux et de tempérer les ardeurs. En 2016, des conflits avaient éclaté pendant quatre jours avant que la Russie n’intervienne. Moscou a des intérêts dans les deux pays et cherche donc à avoir un rôle neutre et pacificateur au possible.

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