– La livraison des premiers exemplaires de série du chasseur de cinquième génération, le SU-57, à l’armée de l’air russe a commencé fin novembre. Ils font partie d’un lot de 22 appareils qui doivent, selon une annonce récente du ministre de la défense, Serguei Shoïgu, être livrés d’ici la fin de l’année 2024. Aux termes du contrat signé en 2019 avec l’armée de l’air, un total de 76 appareils doivent être livrés d’ici la fin de l’année 2028.

Selon une source du complexe militaro-industriel citée par l’agence TASS le 25 décembre, les premiers Su-57 seront affectés aux tests des tout nouveaux armements hypersoniques. Jusqu’à présent, seul le MiG-31K était capable de lancer le missile Kinzhal.

– Les Etats-Unis annoncent une nouvelle série de sanctions visant à empêcher la construction des derniers 160 kilomètres du gazoduc Nordstream II. Selon Dimitri Suslov, de la Haute Ecole d’Economie de Moscou, chaque nouvelle vague de sanction complique un peu plus la fin des travaux, car les sanctions sont « extraterritoriales » et visent les sociétés étrangères qui participent au projet. Les pays de l’Union Européenne sont de nouveau pris en otage par les USA pour qui l’opération a un double intérêt : diminuer la part de gaz russe dans les approvisionnements des pays européens et les contraindre à acheter le gaz liquéfié américain quelques vingt pour cent plus cher.

– Le ciel de l’Arctique devient un nouveau lieu de tension entre les USA et la Russie. Le Pentagone a annoncé le transfert de F-35 A, le nouvel avion américain de cinquième génération sur la base US d’Eilson, en Alaska. Cette base devrait, selon l’armée de l’air américaine devenir l’une des plus importantes en nombre d’avions de cinquième génération déployés. L’ennemi n’est pas désigné mais il suffit de regarder une carte pour comprendre. De son côté, le commandant de la Flotte russe du Pacifique, l’amiral Serguei Avakyants a annoncé que des MiG-31, chasseur intercepteur à long rayon d’action, étaient déployé depuis le 1er décembre sur la base d’Anadyr (Chukotka). Selon des estimations internationales, l’Arctique recèlerait un quart des réserves mondiales de pétrole et de gaz et de nombreux métaux rares.

– Selon un article du quotidien « Vedomosti », la banque centrale de Russie envisagerait d’utiliser le rouble digital comme un substitut possible au réseau de paiement SWIFT. Cette solution aurait un double avantage : tout d’abord, un coût de transaction plus bas, mais surtout, selon Mikaïl Popov, président de « Talkbank » ce système ne nécessite pas le même degré de confiance entre les participant, la sécurité étant assurée par le système de « block chain ». Selon lui, le problème réside dans la volonté d’acteurs étrangers à se connecter au système russe de « block chain » et à acheter du rouble digital. Il pense, en tout état de cause, que SWIFT va rester encore longtemps le principal réseau de paiements internationaux.

– Selon le quotidien « Izvestia », les relations entre la Russie et l’OPCW (Organization for the Prohibition of Chemical Weapons) deviennent « toxiques ». Dernier incident en date : début octobre, la Russie a demandé à l’organisation une aide technique dans l’affaire Navalny. Selon une source diplomatique russe citée par le quotidien, les deux parties ne sont pas parvenu à un accord sur cette aide, l’OPCW exigeant que la Russie transmette unilatéralement les échantillons concernant l’affaire, alors que du côté russe on attend une coopération dans les deux sens. Toujours selon la même source, Moscou a suffisamment de raisons de « claquer la porte » et quitter l’organisation. La seule raison de rester serait que l’organisation sert de plateforme pour les échanges d’informations dans le domaine de l’industrie chimique. Mais l’OPCW a déjà à plusieurs reprises fait la preuve de sa partialité à l’encontre de la Russie et de ses alliés. Selon Alexeï Podberzkine, directeur du Centre d’études politiques et militaires du MGIMO : « Nous avons participé à la création de l’OPCW en pensant que cet organisme allait contrôler l’exécution des accords concernant les armes chimiques. Résultat, nous avons détruit unilatéralement notre stock de ces armes avant de découvrir que les Etats-Unis n’avaient pas fait de même. Maintenant, l’OPCW s’est transformé en un outil d’influence politique plutôt que de contrôle. Cette transformation est récente. Nous ne contrôlons pas ce processus et, puisque nous ne le contrôlons pas, la question est : à quoi bon en faire partie ? »

– Le marché des téléphones mobiles devrait atteindre un nouveau record cette année en Russie à 32 millions d’exemplaires vendus, en hausse de six pour cent par rapport à 2019. Les acheteurs ont également porté leur choix sur des modèles plus chers, le prix d’achat moyen augmentant de neuf pour cent.

– Le centre de recherche en épidémiologie et microbiologie russe « Gamaleya » et la société anglo-suédoise Astra-Seneca ont signé un protocole d’accord de coopération dans l’élaboration d’un nouveau vaccin basé sur une combinaison du Sputnik V russe et du vaccin anglo-suédois. Selon les déclarations officielles, la combinaison de ces deux vaccins devrait augmenter la réponse immunitaire de ce dernier et allonger sa durée d’efficacité.