– La Russie a rappelé son ambassadeur aux Etats-Unis en consultation, une décision grave dans le monde diplomatique, à la suite des commentaires déplacés et des menaces du président américain. Anatoly Antonov est arrivé à Moscou ce matin. Il doit y rester, selon lui, « le temps qu’il faudra » pour analyser comme il le faut les relations entre les deux pays.

– La Chambre russe des Comptes prévoir que la croissance économique du pays devrait rester dans une fourchette de 2 à 3% pour les années 2021 à 23. Elle serait dans le bas de cette fourchette si l’économie mondiale devait souffrir encore longtemps de la pandémie et si des mesures sociales restrictives devaient être imposées dans certains pays. Elle prévoir également des problèmes pour les budgets régionaux et municipaux qu’elle chiffre à quelques 853 millions de dollars en 2021.

– La Banque de Russie a augmenté son taux de base pour la première fois depuis décembre 2018. Il est passé de 4,25 à 4,5%. Elle n’exclue pas une nouvelle hausse dans un avenir proche, la hausse des prix de détail ayant dépassé ses objectifs, en raison d’une demande qui a augmenté plus fortement et plus rapidement que prévu.

– D’après le ministère russe de la Défense, quelques deux millions de réfugiés syriens sont rentrés dans le pays. La Syrie se prépare à des élections prévues en mai-juin, et elle espère retrouver sa place à la Ligue Arabe. Mais l’année 2020 a été particulièrement difficile pour la population en raison de la pandémie, des sanctions internationales et de l’effondrement du système financier au Liban qui a affecté la livre syrienne. Le gouvernement a estimé le coût de la reconstruction à quatre cent milliards de dollars et la durée de l’opération à dix ou quinze ans.

– L’Ukraine prépare un « Sommet de la Crimée » au mois d’août. Le gouvernement de Volodomyr Zelinsky a fait du retour de la Crimée l’objectif principal de sa politique étrangère. Des sources proches du président ukrainien questionnées par le quotidien « Kommersant » ont déclaré que Zelensky y voyait un moyen de détourner l’attention du Donbass où Kiev n’a fait aucun progrès depuis deux ans, et d’attaquer l’opposition pro-russe ukrainienne. Kiev annonce la participation au mois d’août de représentants de l’Union Européenne, des Etats-Unis et de Turquie.

– Le revenu des petites et moyennes entreprises russe ont baissé de 23,5% en 2020, selon les experts de la société « FinExpertiza », une chute comparable à celle de l’année 2008. Sans les aides de l’Etat, cette chute aurait pu atteindre les 50%. Cet avis est partagé par Georgy Ostapkovich de la Haute Ecole d’Economie de Moscou. La tendance s’est inversée à la fin de l’année avec l’allègement des restrictions dues à la pandémie.

– Le vaccin russe « Sputnik V » devrait faire son apparition en Europe. Le directeur du Fonds Russe d’Investissements Directs, Kirill Dmitriev a annoncé que le fonds avait déjà signé des accords de production avec des sociétés italienne, espagnole, française et allemande. De son côté, la chancelière Angela Merkel n’a pas exclu que l’Allemagne puisse acheter des doses de « Sputnik V » directement, si l’Union Européenne ne s’en chargeait pas.

– Une délégation du Hezbollah libanais s’est rendue en Russie, cette semaine, où elle a été reçue par Serguei Lavrov. Pour le quotidien « Nezavisimaya Gazeta », le but officiel était de discuter de l’impasse politique actuelle au Liban, mais la délégation voulait également s’assurer que la position de Moscou vis à vis du gouvernement syrien n’avait pas changé. Pour Anton Mardasov, expert du « Conseil des Affaires International », il s’agit d’un effort russe de remettre la situation en Syrie dans le domaine de la diplomatie après l’échec du « processus d’Astana ».

– La société américaine Apple et le Ministère russe du développement digital ont trouvé un accord qui prévoir l’installation automatique d’applications russes sur les produits de la société à la pomme. Cette installation sera toutefois laissée à l’initiative des utilisateurs qui pourront la refuser. Les applications concernées figurent sur une liste approuvée par le gouvernement russe au mois de janvier.

– Plus de deux millions d’étrangers ont reçu un traitement médical en Russie en 2020, malgré les problèmes posés par la pandémie.