– Dans la série « N’ont-ils vraiment pas de problèmes sérieux à traiter chez eux », deux membres de la Chambre des représentants US ont introduit une motion visant à ne pas reconnaître Vladimir Poutine comme président de la Fédération de Russie s’il se représentait et était élu en 2024. Commentaire de Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin : « Chaque fois que nous pensons que rien de plus ridicule, agressif, inamical et vain ne peut plus venir de l’autre côté de l’Océan, chaque fois, nous avons tort et une de ces choses arrive, malheureusement. »

– L’économie russe a enregistré une hausse de 4,3% au troisième trimestre, selon une première estimation publiée mercredi par l’agence de statistiques Rosstat. Parmi les principaux secteurs bénéficiaires de la reprise, on trouve le transport de passagers (+49%), le commerce de détail (+5%) ou encore le secteur minier (+9 %). Le président Vladimir Poutine a pour sa part estimé vendredi que la Russie connaitrait une croissance de 4,7% pour l’ensemble de l’année 2021.

– Samedi 19, le ministre de la Défense, Serguei Shaïgou a rendu compte au président Vladimir Poutine de la fin de la patrouille aérienne commune Chine/Russie. Cette patrouille de bombardiers stratégiques (deux Tu-95MS, du côté russe et deux Hong-6K, du côté chinois) a duré plus de dix heures et a couvert la Mer du Japon et l’Est de la Mer de Chine. Le ministère russe a précisé : « Cette manœuvre conjointe fait partie du plan de coopération militaire de 2021 et ne menace aucun pays tiers ».

– Lorsque des chefs d’Etats, de gouvernement ou des diplomates se rencontrent ou se parlent par téléphone, chacune des parties livre à la presse sa version des échanges. Face à des comptes rendus français et allemand qu’elle jugeait par trop éloignés de la réalité des échanges récents entre les trois pays sur le fameux « format Normandie », la diplomatie russe a publié, cette semaine, la correspondance diplomatique entre les trois pays. Décision inhabituelle que la France et l’Allemagne ont « regretté ». On les comprend ! Le porte-parole du Kremlin, lui, s’est félicité de « l’utilisation de moyens non conventionnels en réponse à une situation non conventionnelle ».

– De son côté, le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmitri Kuleba accuse Moscou de torpiller le travail des pays membres du « Format Normandie », Allemagne, France, Russie et Ukraine. On remarquera, et ce n’est pas anodin, que depuis quelques temps maintenant, Kiev, Berlin et Paris, ne parlent plus officiellement des accords de Minsk, mais du « Format Normandie ». La France et l’Allemagne s’alignent ainsi sur la position ukrainienne, Kiev faisant tout pour ne pas se conformer à un accord (Minsk) qu’ils ont signé. Pourtant, de son côté, la partie américaine continue à dire qu’il n’y a pas d’autre issue au problème du Donbass que les accords de Minsk. C’était encore le cas du directeur de la CIA, après sa récente visite à Moscou.

– Les migrants massés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie sont maintenant à l’abri, dans un entrepôt chauffé où ils reçoivent des matelas, des couvertures et de la nourriture. Après les images des forces de l’ordre polonaises (15.000 hommes face à 4.000 migrants) arrosant hommes, femmes et enfants au canon à eau par ces températures d’hiver, envoyant gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes, sur ces migrants dans les bois au-delà de la frontière ; des images de migrants à l’abri, au chaud, recevant, pour certains, des soins médicaux et, pour tous de la nourriture chaude. Quel contraste entre la Pologne « démocratique » et la « dictature » biélorusse ! Ai-je vu Alexandre Loukachenko sourire ?

– Et pendant ce temps-là… la russophobie ordinaire. La secrétaire aux Affaires étrangères britannique, Liz Truss suggérait que les alliés occidentaux prennent des mesures de rétorsion contre la Russie, en particulier en boycottant le gazoduc « Nordstream II » (tiens, tiens !), ajoutant que la Russie était plus responsable de la situation migratoire que la Biélorussie.

– Le président russe Vladimir Poutine a signé, cette semaine, un décret autorisant les entreprises de Donetsk et Lougansk à participer aux appels d’offres de l’administration russe. Selon le député russe, Alexandre Borodaï, questionné par le quotidien « Vedomosti », une telle mesure va relancer l’économie de la région. C’est, en tout cas, un pas politique très important de la part de la Russie, alors que Minsk semble de moins en moins décidé à chercher une solution pacifique au problème du Donbass.

– L’Allemagne a suspendu le processus de certification de « Nordstream II ». Cette décision est fondée en droit, puisque la société « Nord Stream 2 AG » est enregistrée en Suisse, plus précisément dans le canton de Zug que connaissent bien les spécialistes en « optimisation fiscale ». Mais ceci n’est pas une découverte. Pourquoi les autorités allemandes n’ont elles pas soulevé la question plus tôt ? Pourquoi le font elles aujourd’hui ? Cette décision et tout ce qu’elle implique, va retarder la mise en route du gazoduc à l’été 2022. Quid des approvisionnements en gaz de l’Union Européenne pendant une saison que la météo annonce plus froide que de coutume ? Quelles sont les raisons de cette décision ? Certains parlent de l’étroite dépendance allemande vis à vis des USA. D’autres pensent à des manipulations politiques au moment où les « Verts » pourraient entrer dans une coalition de gouvernement.

– La Russie a commencé ses livraisons de système de défense S-400 à l’Inde, en avance sur les délais prévus initialement. On apprend également que l’Inde va signer un contrat de production sous licence de 700.000 fusils d’assaut Kalashnikov AK-203. Il s’agit d’un volume d’une très grande importance selon les standards internationaux. C’est le plus gros contrat de l’histoire de l’entreprise russe. L’armée indienne cherchait à remplacer son fusil d’assaut INSAS, qui a posé de nombreux problèmes dans des conditions extrêmes, en altitude ou dans la jungle, par une arme fiable. Dans le même temps, New Dehli va équiper ses garde-frontières du M4 américain.

– Les autorités russes prévoient d’autoriser des entités juridiques russes à s’enregistrer dans certaines « Zones Economiques Spéciales » du pays. Ces zones, qui offrent des systèmes de taxation très avantageux, sont pour le moment réservées aux sociétés étrangères.

– « Auchan » et « SberMarket », un service de livraisons appartenant à Sber (anciennement Sberbank), ont annoncé cette semaine la signature d’un accord dans le domaine du commerce électronique. Le communiqué de presse précise que le partenariat a pour but d’aider « Auchan » à accélérer le développement de son commerce électronique en Russie, mais aussi de renforcer la position des deux partenaires dans le domaine du commerce alimentaire. L’objectif de la société française est de faire passer le niveau de ses ventes en ligne de 5% actuellement, à 20% d’ici deux ans. En 2020, « Auchan » a enregistré, en Russie, un bénéfice de 3,1 milliards de dollars, en baisse de 12% par rapport à l’année précédente.