Nous empruntons ce titre à Patrick Buchanan, journaliste et homme politique américain. Il a été conseiller du président Richard Nixon et de son successeur Gérald Ford. Il est co-fondateur et rédacteur du site « The American Conservative ».

Dans un article du 23 décembre 2021, il explique que, bien qu’il y ait des choses inacceptables dans les demandes russes de garanties de sécurité, il serait peut-être judicieux d’en profiter pour se poser un certain nombre de questions.

« Les États-Unis et l’OTAN ont maintenant des engagements de défense envers 28 nations de l’autre côté de l’Atlantique, dont certaines sont de minuscules nations au fin fond de l’Europe de l’Est, dans l’ombre même de la Russie, le plus grand pays du monde.

Le jour n’est pas loin où les États-Unis devront reconsidérer et abandonner ces engagements qui datent de la guerre froide des années 1940 et 1950 et qui nous obligeraient à combattre une puissance nucléaire comme la Russie, pour des pays qui n’ont rien à voir avec nos intérêts vitaux ou notre sécurité nationale. »

Buchanan suggère que les exigences russes et l’offre de négociations pourraient être l’occasion d’une telle remise en question. Que des concessions mettant fin à certains engagements totalement dépassés pourraient être l’occasion d’obtenir de la Russie des concessions réciproques. Et il poursuit : « De nouveaux accords d’armement visant à limiter les missiles américains et russes en Europe et à restreindre le nombre d’opérations aériennes et navales américaines et russes à proximité des frontières de nos pays respectifs ».

Si la Russie se laissait entrainer (je n’y crois pas) à une guerre contre l’Ukraine que Kiev ne peut pas gagner, selon Patrick Buchanan,  » les réactions promises par l’Occident ne laisseraient à la Russie d’autre choix que de se tourner vers la Chine pour trouver un partenaire économique, politique et stratégique « .

Ce que Patrick Buchanan ne mentionne pas, c’est que la Russie et la Chine sont déjà « plus que des partenaires » (dixit Xi Jinping).