Ce matin, 27 décembre, le vice-ministre des affaires Etrangères russe, Serguei Ryabkov a jugé opportun de préciser, dans une interview avec le magazine « Foreign Affairs » que, contrairement à des bruits qui courent dans les chancelleries occidentales, la Russie ne « bluffait pas ».

« Lorsque nous disons haut et fort que nous exigeons un retrait officiel de la décision prise au sommet de Bucarest en 2008 concernant l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN,  lorsque nous disons qu’il faut stopper l’expansion de l’OTAN, lorsque nous disons que les installations de l’OTAN et toutes les manoeuvres provocatrices pour la Russie, doivent être ramenées aux positions qu’elles occupaient en 1997 lors de la signature de l’acte fondateur OTAN-Russie, nous ne bluffons pas. Ce sont nos véritables propositions. La prise de conscience de l’Occident à ce sujet doit être facilitée et nous allons faire tous les efforts pour y parvenir ».

Que seront les « efforts » nécessaires à faciliter la prise de conscience de l’Occident ? Hippolyte BAUDREAULT nous a donné hier un certain nombre de réponses possibles.