Le Kazakhstan est le théâtre d’émeutes violentes depuis plusieurs jours. Tout a commencé par des manifestations de la population contre d’importantes augmentations des prix du gaz. On se demande, d’ailleurs, à quoi pensait celui qui a pris cette décision de doubler les prix. Toujours est-il que ces manifestations ont très rapidement pris un tour violent.

Après moins de deux jours de manifestations, des observateurs sur le terrain ont repéré des petits groupes armés qui intervenaient d’une manière qui semblait coordonnée. Les manifestations se sont transformées en émeutes avec pillages et il y a eu des morts de part et d’autre.

Le président, Kassym-Jomart Tokayev, après avoir limogé le gouvernement et lancé des négociations avec des représentants de la population dans la région où les manifestations ont débuté, s’est adressé à la population, pour un appel au calme au cours duquel il a insisté sur le fait qu’il resterait à Astana (Nur-Sultan) quoi qu’il arrive. Il a ensuite déclaré un couvre-feu de dix jours, puis il a fait appel aux pays de l’OTSC pour qu’ils envoient des forces de maintien de la paix, conformément au traité de sécurité collective de cette organisation.

La réponse officielle est venue du premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pashinian qui est actuellement président du Conseil de sécurité collective de l’OSCE.

« En réponse à l’appel du Président de la République du Kazakhstan K.-Zh. Tokayev et compte tenu de la menace pour la sécurité nationale et la souveraineté de la République du Kazakhstan causée, entre autres, par des ingérences extérieures, le Conseil de sécurité collective de l’OTSC, conformément à l’article 4 du Traité de sécurité collective, a décidé d’envoyer des forces conjointes de maintien de la paix de l’OTSC en République du Kazakhstan, pour une période limitée afin de stabiliser et de normaliser la situation dans ce pays ».

Il se murmure que le gros de ces forces pourrait venir de Russie et de Biélorussie. Les forces d’intervention rapide russes sont constituées principalement de brigades parachutistes particulièrement bien équipées, qui comportent des éléments de renseignement électromagnétiques très efficaces. Cela constituerait donc un changement de niveau général, d’autant que les personnes arrêtées les plus importantes seraient alors interrogées à Moscou et non sur place.