Comme le rapporte Stephen Lendman, « Le régime de Biden rejette les demandes de sécurité de la Russie« .

La mauvaise nouvelle est qu’il ne peut y avoir de relations normales et amicales entre les États-Unis et la Russie pour deux raisons.

La première raison est que le budget annuel du complexe militaire/sécuritaire américain s’élève à 1 000 milliards de dollars. Un budget aussi important et la puissance qui l’accompagne nécessitent un ennemi de taille. La Russie a été désignée comme cet ennemi. Cela fonctionne auprès du public et des universitaires américains en raison de la longue guerre froide avec l’Union soviétique. Les Américains sont habitués à voir la Russie comme l’ennemi.

L’autre raison est la volonté de Washington de maintenir l’hégémonie américaine. Les néoconservateurs parlent des Etats-Unis, comme du « pays exceptionnel et indispensable » qui a droit à l’hégémonie. La Chine aussi est un ennemi, mais surtout la Russie parce qu’elle est limitrophe de l’empire américain européen. Elle est considérée comme une atteinte à l’hégémonie de Washington. Comme la Russie est une atteinte à l’hégémonie de Washington, ce dernier s’est engagé à déstabiliser la Russie par des sanctions, la diabolisation, des révolutions de couleur, en fait, par tous les moyens. Les bases de missiles nucléaires américaines aux frontières de la Russie sont un moyen d’étendre l’hégémonie sur la Russie par l’intimidation.

C’est pourquoi, il n’est pas possible pour la Russie de négocier une solution au problème de la sécurité. Washington ne veut pas que la Russie soit en sécurité. C’est le nœud du problème.

Le ministère russe des Affaires étrangères s’est longtemps berné lui-même, pensant à tort qu’une fois que les Américains auraient compris les bonnes intentions de la Russie, des relations normales pourraient être établies. Il s’agissait d’une position mal informée, nostalgique et irréaliste.

Washington ne laisse qu’une alternative à la Russie. Soit elle accepte l’hégémonie américaine, soit elle fait reculer l’OTAN de ses frontières par la force et l’intimidation.

Je pense que le Kremlin a conclu que le risque de guerre nucléaire est plus élevé si l’on autorise les missiles nucléaires américains à franchir les frontières de la Russie que si l’on prend des mesures pour ramener l’OTAN aux frontières d’avant 1997.

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