Le ministère des Affaires étrangères russe demande des comptes à l’ambassade des Etats-Unis. Cette dernière a en effet publié en milieu de semaine dernière les parcours et les horaires des manifestations prévues par les assistants d’Alexei Navalny, dans les principales villes de Russie samedi 23 janvier. Le fait que l’ambassade dispose de ces informations en dit long sur les liens existant entre le bloggueur, son équipe, et les Etats-Unis. Imaginerait-on une ambassade de Russie faisant la même chose dans un pays européen où aux USA ? Pour un commentaire sur les manifestations elles-mêmes, par Xavier Moreau, voyez ce lien.

Le maire de Moscou, Serguei Sobianine lève certaines restrictions liées à la pandémie. Les collèges, écoles de sport, centres de loisirs éducatifs pour enfants sont ré-ouverts depuis le 22 janvier. Les universités sont toujours en mode distanciel dans l’attente d’une consultation du ministère de l’Education supérieure. Les bibliothèques, musées et autres lieux culturels sont ouverts, mais la fréquentation est limitée à 50% de la capacité totale de ces lieux. Les cafés et restaurants, eux doivent toujours fermer de 23h00 à 6h00. Le maire compte que la vaccination à grande échelle et le port du masque dans les transports et les lieux publics permettra d’assouplir encore les restrictions.

Devant l’interdiction faite aux sportifs russes de défiler sous leur drapeau national et l’interdiction de l’hymne russe lors des compétitions (jusqu’en 2022), la commission des athlètes du comité Olympique russe a proposé d’utiliser la musique de la chanson « Katyusha » très connue dans le pays. Le ministre des sports soutient cette proposition. Je me demande (mais je n’ai pas de statistiques fiables sur le sujet), s’il n’y a pas plus de Russes qui connaissent les paroles de « Katyusha » que celles de leur hymne national…

La Banque centrale de Russie s’inquiète du nombre très important de citoyens russes qui ont investi dans des outils financiers spéculatifs. Quatre millions de nouveaux investisseurs auraient acheté pour 600 milliards de rouble de ces produits dérivés n’offrant pas toujours de garanties, qui ne sont pas tous traités en bourse et dont l’évaluation de prix et de rendement nécessite des calculs sophistiqués (obligations structurées et autres). Une loi récente prévoit un examen pour les investisseurs souhaitant traiter sur ces marchés spéculatifs.

La plus grande plateforme russe de ventes en ligne « Wildberries » a connu une progression des ventes de produits russes de 96% en 2020, pour un total de l’ordre de six milliards de dollars. Le nombre des utilisateurs de la plateforme est passé de 22 à 40 millions de personnes, pour 323,8 millions de commandes.