– L’Otan mène, en ce moment, ses septièmes manœuvres de l’année en Ukraine. Pour Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, ces manœuvres incessantes ont un double but. Le premier est de déstabiliser constamment la zone frontière avec la Russie, dans l’espoir d’une réaction russe, qui serait alors qualifiée « d’agression ». Le second est d’installer en Ukraine du matériel militaire destiné à y rester. Pendant ce temps, l’Union Européenne demande à la Russie la mise en œuvre des accords de Minsk en faisant semblant de ne pas savoir que la Russie, comme d’ailleurs l’Union Européenne, n’est pas partie à ces accords qui concernent Kiev et les républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk.

– Jeudi dernier (le 24 juin), Angela Merkel a suggéré la tenue d’une rencontre entre Vladimir Poutine et les dirigeants de l’Union Européenne. D’après le « Financial Times » qui rapportait la nouvelle, la proposition était soutenue par Emmanuel Macron. Plusieurs pays dont les Pays Baltes, la Pologne et les Pays Bas ont repoussé la proposition. De son côté, le Kremlin a déploré que l’Union Européenne refuse le dialogue avec la Russie.

– La proposition d’Angela Merkel n’était pas mentionnée dans le document publié à la fin de la rencontre des dirigeants de l’Union Européenne. En revanche, mission a été donnée à Josep Borell et à son équipe d’explorer les possibilités de discussion avec la Russie, sur des sujets qui intéressent l’Union Européenne, et de prévoir des sanctions supplémentaires, y compris économiques, au cas où la Russie aurait des comportements « inacceptables ». Ah, la « discussion en position de force » si chère à Madame Van Der Leyen ! En fait, les Etats-Unis de Joseph Biden aimeraient pousser leurs vassaux à intensifier la pression économique sur la Russie. Ces derniers seront-ils assez fous, ou assez soumis, pour le faire au détriment de leur propre économie ?

– Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a critiqué jeudi les pays qui accueillent de plus en plus de soldats et d’équipements américains et de l’Otan, sur leur territoire. Il a en particulier nommé les Pays Baltes et la Pologne. Pour lui, ces pays parlent d’hypothétiques menaces russes et déclarent chercher à augmenter leur sécurité. « Ils ne réalisent pas qu’en faisant cela, ils n’augmentent pas leur sécurité mais, au contraire, ils la diminuent ».

– Des Mig 31K, de ceux qui peuvent lancer le nouveau missile hypersonique « Kinzhal », ont rejoint la base de Hmeimin en Syrie, d’où ils participeront aux manœuvres navales russes, en cours dans la Méditerranée. Avant eux, ce sont des bombardiers à long rayon d’action Tu-22M3 qui avaient participé aux manœuvres depuis la même base de Hmeimin.

– Dans un discours qu’il a prononcé jeudi, devant la Conférence sur la Sécurité Internationale de Moscou, le chef des services de renseignements extérieurs russes, Serguei Narishkine, a déclaré que les Etats-Unis et un certain nombre de pays occidentaux, qui se veulent des modèles de « démocratie libérale », étaient en train de devenir des « dictatures libérales ». Il a cité en exemple le monopole des médias, la nature policière de ces régimes et l’inamovibilité des élites oligarchiques. « Il est étonnant de voir comment les pays occidentaux cherchent à diviser notre monde divers, en deux camps totalement artificiels, un monde supposé démocratique, et un monde supposé autoritaire ».

– A la suite de la violation des eaux territoriales russes par un destroyer anglais, en Mer Noire, le vice-ministre des Affaires étrangères, Serguei Ryabkov a déclaré qu’en cas de récidive, la Russie se réservait le droit de couler le navire ayant enfreint les règlements internationaux. De son côté, Dmitri Peskov déclarait que face à ces provocations inacceptables, toutes les réactions étaient possibles pour défendre les frontières russes. Comme disent les Américains, « toutes les options sont sur la table » !

– Alexandre Grouchko, vice-ministre des Affaires étrangères, regrettait, de son côté, que l’Occident ait choisi « la spirale de la confrontation », plutôt que la coopération avec la Russie. « Nous ne pouvons pas ne pas nous inquiéter, de ce que l’Otan augmente régulièrement sa présence militaire à nos frontières, augmente le nombre de ses patrouilles aériennes, de ses exercices militaires, avec des navires en Mer Noire, en Mer Baltique et même en Mer de Barents. Cette situation devient explosive, même si les parties restent prudentes. Des incidents non intentionnels peuvent déboucher sur un vrai conflit. On ne peut pas l’exclure ».

– La date des élections législatives russes a été fixée au 19 septembre par décret présidentiel. En plus des députés de la Douma d’Etat, les électeurs devront choisir neuf gouverneurs de provinces, et les membres de 39 parlements régionaux.