Le premier septembre est, traditionnellement, le jour de la rentrée des classes en Russie. C’est également ce que les Russes appellent le « Jour du Savoir ». A cette occasion, le président Vladimir Poutine a fait un cours d’histoire face à une classe de l’extrême Orient russe, non loin de Vladovostok. Dans ce cours, retransmis en vidéo dans de nombreuses autres écoles du pays, il a repris les thèmes qui lui sont chers, en particulier sur le danger des tentatives de falsification de l’histoire, que l’on peut observer dans beaucoup de pays occidentaux. Le président russe est, pour quatre jours, dans cette région où il va également présider le Forum économique de Vladivostok.

De son côté, Serguei Lavrov est intervenu, le jour de la rentrée de son alma-mater, le MGIMO. Il a consacré une partie de son discours à l’Ukraine, au moment où son président Volodymyr Zelensky est à Washington où il attend d’être reçu par Joseph Biden qui, très occupé, a déjà reporté le rendez-vous trois fois. Il faut dire que le président américain a fort à faire, avec les destructions de l’ouragan « Ida » en Louisiane, et les remous politiques, provoqués par l’évacuation calamiteuse des troupes US d’Afghanistan.

Il a expliqué que les dirigeants ukrainiens jouaient évidemment un jeu qui leur était soufflé par leur maître américain et dont le but est de déstabiliser la Russie, autant que faire se peut. C’est pourquoi ils se livrent à des contorsions verbales : « un jour, ils déclarent que « Rus » est le nom original de leur pays, le lendemain, que le « Baptême de la Rus » est une vraie fête nationale ukrainienne, et ainsi de suite ». Le ministre des Affaires étrangères russes reprend aussi une remarque récente de Volodymyr Zelensky à Washington où il a déclaré que « le gaz russe est le plus sale du monde ». Pour conclure, « en résumé, tout ceci vient d’un manque d’intelligence ».

Serguei Lavrov a également fait remarquer, que l’Occident commençait à ne plus être à l’aise avec le comportement des dirigeants ukrainien, dont ils ont compris qu’il ne leur permettrait pas de déstabiliser la Russie. La question avait déjà été soulevée après la visite de la chancelière allemande Angel Merkel à Washington. Le sujet principal de la rencontre était le gazoduc « Nordstream II ». Les deux parties avaient trouvé un terrain d’entente, mais le détail de l’accord n’avait pas été publié. On a simplement appris que l’Allemagne s’engageait à défendre les intérêts de l’Ukraine dans le domaine du transit de gaz russe. Des analystes occidentaux avaient parlé à l’époque de la « vente de l’Ukraine à l’Allemagne, par les Etats-Unis ».

Un problème que devra traiter le nouveau chancelier allemand après les élections de septembre.