– On ne connaît toujours pas, tous les détails des discussions, à Genève, entre les administrations russes et américaine, mais, selon des sources du quotidien saoudien « Asharq Al-Awsat », le projet de livraison de gaz égyptien au Liban, via la Jordanie et la Syrie y a été discuté. Selon ces sources, les Etats-Unis seraient désormais favorables à ce projet. Connaissant la nervosité de Washington sur tout ce qui concerne le gaz, la nouvelle a de quoi surprendre. Selon le quotidien russe « Nezavisimaya Gazeta », les Américains verraient dans ce projet, un moyen de réduire la dépendance de la Syrie vis-à-vis de l’Iran. Pour Mahmoud al-Hamza, un analyste politique syrien cité par le quotidien russe, certains experts voient la possibilité d’un accord russo-américain sur la Syrie.

– Un nouvel exercice militaire « Combined efforts 2021 » va débuter en Ukraine la semaine prochaine, avec la participation de 11 pays de l’Otan. Ce sera le huitième exercice militaire en territoire ukrainien, avec la participation d’un total d’environ 11.000 militaires étrangers. Selon Vasily Kashin, de la Haute école d’économie de Moscou, la Russie considère cela comme un grave sujet de préoccupation : « la Russie ne va pas laisser cette situation s’installer sans réagir. Les activités militaires vont augmenter du côté russe et nous assistons à une escalade des tensions autour de l’Ukraine. De son côté, Ruslan Pukhov, directeur du Centre d’analyses stratégiques, pense que l’Ukraine est en train de se laisser aller à une euphorie injustifiée, à propos de ces exercices et de ses relations avec les Etats-Unis, et il rappelle l’évacuation de l’Afghanistan et le scandale des sous-marins français, pour conclure que l’Ukraine aurait tort de mettre tous ses œufs dans le même panier américain.

– L’Angleterre a « ressorti » les affaire Skripal et Litvinenko, accusant la Russie d’être derrière ces « meurtres ». Selon le quotidien « Nezavisimaya Gazeta », la Grande Bretagne se trouve dans une situation nouvelle : « Le pays n’est plus membre de l’Union Européenne et, par conséquent, Londres construit sa propre grille de sanctions envers la Russie. » Pour Kira Godovanyuk, du Centre d’études anglaises de l’Académie des Sciences russe, « les relations entre nos deux pays tournent en rond, et de temps en temps, cette affaire Skripal revient au centre des relations, quand cela arrange les Anglais, et alors, tout peut arriver, y compris de nouvelles sanctions ».

– Selon le quotidien « Izvestia », l’Otan est à la recherche d’un nouvel équilibre. Conçue à l’origine pour contrer le danger représenté par l’Union soviétique, l’alliance doit maintenant faire face à une nouvelle réalité alors que son leader, les Etats-Unis sont en train de tourner leurs activités vers la zone Asie-Pacifique, afin de contenir la Chine et non plus la Russie. L’unité de l’Alliance récemment a souffert de deux « coups » importants, tout d’abord le retrait d’Afghanistan dont les Etats-Unis n’avaient pas averti leurs alliés, et la formation de l’AUKUS négociée également dans le dos des alliés de l’Otan, sans parler du scandale des sous-marins français. Les Européens espéraient, avec l’arrivée de Joseph Biden un retour à une politique de type « Obama », mais leurs illusions se sont évaporées devant des comportements, que même Donald Trump ne s’était pas permis.