– Le président russe Vladimir Poutine a présidé, cette semaine, une réunion avec les responsables du ministère de la Défense et des sociétés de défense. La Russie poursuit la modernisation de son armée et, d’après Vladimir Poutine, elle devrait être équipée à 70% d’armes ultra modernes d’ici 2027. L’armée devrait recevoir, dans un futur proche, 26 batteries de S-300 et S-400, ainsi que les premières batteries de S-500 de production. La situation en Mer Noire a été évoquée au cours de cette réunion, alors que les Etats-Unis y ont envoyé un destroyer et un navire de commandement. Le ministre de la Défense, Serguei Shoïgou a précisé que ces navires étaient surveillés de près, une précision inutile quand on sait que la Mer Noire est maintenant entièrement contrôlée par la Russie.

– L’Union Européenne a publié une note stratégique consacrée à « l’augmentation de la présence militaire russe » en Crimée et en Mer Noire. La note propose que les pays occidentaux augmentent leur « interopérabilité » avec les forces armées des pays de la Mer Noire. Elle suggère, par exemple, la création, par l’Otan, d’un « Corps multinational du Sud-Est » qui apporterait une aide militaire régulière à la Géorgie, l’Ukraine et la Moldavie, en maintenant une présence permanente en Mer d’Azov (!) et en Mer Noire. D’autre part, comme le mentionne le quotidien « Nezavisimaya Gazeta », la sous-secrétaire d’Etat à la défense américaine, Laura Cooper, a demandé récemment à ses alliés européens de lever leurs restrictions sur la livraison d’armes létales à l’Ukraine. De son côté, Denis Pouchiline, dirigeant de la république populaire de Donetsk, expliquait que l’Ukraine augmentait sa présence militaire dans la région du Donbass, en vue, à son avis, « d’une guerre ou d’une grave provocation ». En réponse à un article du « Washington Post » accusant la Russie de masser des troupes à la frontière avec l’Ukraine (une accusation d’ailleurs rejetée par Kiev même), le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov déclarait que les mouvements de troupe sur le territoire de la Russie étaient de la responsabilité unique de autorités russes. L’état-major russe niait, de son côté, que de tels mouvements de troupes aient eu lieu. De toute façon, les troupes de la région sud-ouest de la Russie sont en état d’alerte permanent.

– Selon le quotidien « Kommersant », la baisse des prix du gaz en Europe pourrait n’être que temporaire. A l’origine de la baisse, l’annonce que Gazprom allait commencer à remplir ses réservoirs de stockage en Europe. Il s’agit essentiellement de stocks situés en Allemagne, à Rehden et Jemgum, en Autriche à Haidach et aux Pays Bas à Bergermeer. Ces réserves sont utilisées par Gazprom comme des « stocks tampons » qui lui permettent de garantir les livraisons sous contrat, quelles que soient les circonstances du marché. Aujourd’hui, le stock de Rehden est rempli à un peu plus de 9%, et celui de Bergemeer à 28%, alors que le niveau de stockage moyen en cette période de l’année, est habituellement de l’ordre de 77%. Ceci est dû à un incident, en août, dans une installation en Russie qui a diminué les livraisons, d’où le déstockage. La mesure annoncée ne correspond donc pas forcément à une augmentation des livraisons, au-delà des niveaux contractuels. Parmi les autres éléments à prendre en compte, la demande en Asie qui est servie en priorité par les entreprises américaines en raison des prix plus élevés, et le temps en Europe cet hiver.

– Vladimir Poutine qui, comme son homologue Chinois, est intervenu au G20 en visioconférence a annoncé que la Russie allait prochainement mettre en œuvre de nouvelles techniques agricoles pour l’absorption des gaz à effet de serre. Il a, d’autre part précisé que, pour la Russie, « Il est très important que le G20 prenne l’initiative de mesures globales et, j’insiste, justes et transparentes, dans la mise en place de mesures climatiques, et environnementales. Ces mesures doivent être fondées sur des modèles de comptabilisation et de contrôle des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre, reconnu par tous ».