Je me souviens quand 1984 n’était qu’un lointain futur. On se demandait si notre destin serait vraiment l’État policier de « Big Brother ». Finalement, 1984 s’est avéré le milieu des années Reagan. Les libéraux n’aimaient pas la rhétorique de Reagan, mais ses politiques fonctionnaient. L’économie de l’offre est venue à bout de la « stagflation » et nous travaillions à la fin de la guerre froide. Il était difficile de ne pas aimer un président qui pouvait dire en réponse à une tentative d’assassinat : « J’ai oublié de me baisser ».

De nouvelles idées stimulaient notre politique économique et notre politique étrangère. Notre avenir semblait s’éclaircir.

Le président soviétique Gorbatchev acceptait la réunification de l’Allemagne avec l’assurance de l’administration de George H.W. Bush qu’en échange, l’OTAN ne bougerait pas d’un pouce vers l’Est.

Mais le régime Clinton, sous l’impulsion du républicain Bob Dole, a déshonoré la parole du gouvernement des États-Unis et a déplacé l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie, relançant ainsi la guerre froide à laquelle, pourtant, Reagan et Gorbatchev avaient mis fin.

Par une série d’actions violentes et illégales – le bombardement de la Yougoslavie, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, le bombardement du territoire pakistanais – et par un traitement méprisant de la Russie, Washington, perdu dans son orgueil arrogant de « seule superpuissance du monde », a réveillé la Russie et l’a fait sortir de sa docilité.

Lors de la conférence sur la sécurité de Munich en 2007, Poutine a déclaré que le comportement anarchique des États-Unis sapait les relations pacifiques fondées sur le droit international. Il a déclaré que la domination monopolistique de Washington dans les relations mondiales, ne laissait aucune place aux intérêts et aux préoccupations des autres pays, et il a critiqué Washington pour son recours effréné à la force, dans les relations internationales.

Washington et ses mignons se sont étonnés que Vladimir Poutine ait le culot de contrarier la superpuissance, mais, absorbés par la refonte du Moyen-Orient dans l’intérêt d’Israël, ils ne lui ont prêté aucune attention.

Washington et ses mignons ont de nouveau été étonnés en 2015, lorsque Vladimir Poutine a bloqué l’invasion de la Syrie par le régime Obama et, avec l’armée syrienne, a vaincu les mercenaires envoyés par Washington pour renverser Assad.

Face à la rupture, par Washington, des accords de contrôle des armements conclus au fil des décennies, Vladimir Poutine a annoncé en 2018 une étonnante panoplie de nouveaux systèmes d’armes, tels que des missiles nucléaires hypersoniques et à trajectoire aléatoire, qui ont fait réaliser à des experts indépendants, que les États-Unis étaient soudainement une puissance militaire de second rang. « Personne ne nous a écoutés, – a déclaré Poutine – Vous nous écouterez maintenant. »

Mais personne ne l’a fait. Washington est trop à l’aise dans son arrogance et son orgueil démesurés et s’accroche désespérément à ce qui est maintenant l’illusion de son omnipotence. Washington pense même pouvoir faire entrer l’Ukraine et l’ancienne province russe de Géorgie dans l’OTAN.

La réponse du Kremlin à la folie de Washington a aggravé le problème : « Dégagez du pas de notre porte, ou nous vous chasserons ». C’est une exigence, et elle n’est pas négociable.

Étant donné l’inutilité totale des médias américains qui ne servent que les groupes d’intérêt de l’élite qui contrôle l’Amérique, les Américains eux-mêmes ignorent que leur gouvernement idiot a effrontément provoqué une situation, dans laquelle la Russie a dit à Washington : « Eloignez vos bases et vos manœuvres militaires de nos frontières ou vous en subirez les conséquences ». Les Américains sont si peu informés qu’ils pourraient être réduits en cendres avant même de savoir qu’il y a un problème.

2022 s’ouvre sur deux crises sans précédent. La première est la tentative des gouvernements de l’« Occident libre » d’utiliser le Covid pour transformer des démocraties en ruine, en États policiers.

L’autre est la perspective d’Armageddon, étant donné le manque de leaders intelligent et raisonnable partout dans le monde occidental.

Pouvez-vous identifier un dirigeant intelligent dans le monde occidental ? Non ? Moi non plus !

Les dirigeants occidentaux ne sont rien d’autre que des prostituées pour les groupes d’intérêt qui les contrôlent. Ils n’ont probablement jamais eu une pensée indépendante de toute leur vie et sont incapables de penser. Comment des personnages aussi inutiles vont-ils faire face à une crise grave ? Regardez les membres du régime Biden. Ce n’est qu’une bande de rigolos. Il n’y a rien là.

Où trouver un secrétaire d’État capable de rassurer le Kremlin et de faire sortir Washington de son engagement en faveur de l’hégémonie américaine ?

Il est introuvable.

La situation est extrêmement grave, car la Russie fait face à un agresseur dont les dirigeants sont déconnectés de la réalité. Biden, qui n’est présent qu’une partie du temps, a pour conseillers des néoconservateurs du « Center for New American Security », financé par le complexe militaro-sécuritaire américain et les compagnies pétrolières, qui haïssent la Russie. Le fonctionnaire du département d’État qui a supervisé le renversement du gouvernement élu d’Ukraine est maintenant sous-secrétaire d’État. Les bellicistes responsables du bombardement de la Yougoslavie par Clinton dans les années 1990 et de toutes les guerres illégales menées par Washington au XXIe siècle font partie du régime de Biden.

Les sénateurs américains des deux partis exigent que Biden tienne tête à Poutine. La présidente du Comité national républicain, Ronna McDaniel, a critiqué Biden pour avoir accepté un appel téléphonique de Poutine ! Le sénateur américain républicain Roger Wicker, membre de la commission des forces armées du Sénat, a appelé à une « pluie de destruction » sur la capacité militaire de la Russie depuis notre marine en mer Noire, et refuse d’exclure une première frappe nucléaire sur la Russie.

Michael McFaul, le russophobe qu’Obama a envoyé comme ambassadeur des États-Unis en Russie, a qualifié de « paranoïa russe » la demande de Vladimir Poutine que les États-Unis respectent la sécurité de la Russie.

Avec les démocrates et les républicains unis dans la stupidité, avec Stephen Cohen mort, et sans personne pour dire « Stop ! », comment le régime Biden, encombré d’imbéciles et d’idiots, va-t-il réaliser que le Kremlin en a assez ?

Les Américains patriotes se sont toujours enveloppés dans le drapeau. USA ! USA ! USA ! Les néoconservateurs leur ont dit qu’ils étaient exceptionnels et indispensables et qu’ils avaient le droit de diriger le monde. Les Américains ne sont même pas conscients que Washington a créé une crise.

Le gouvernement russe est arrivé à la conclusion que ses années d’acceptation des provocations et des insultes, en s’appuyant plutôt sur les efforts diplomatiques pour parvenir à un arrangement pacifique et raisonnable, n’ont pas abouti.

Comme l’a dit Vladimir Poutine, « nous avons reculé et reculé dans l’intérêt de la paix, et maintenant ils sont à notre porte et nous n’avons plus aucun endroit où nous retirer ».

Et Washington n’entend toujours pas.

Source, traduction AFR