La Russie a voté contre le projet de résolution proposé, car ses auteurs proposent d’admettre que le Conseil de sécurité n’est pas en mesure d’assumer sa principale responsabilité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le projet ne fait pas la moindre allusion à une tentative de trouver une solution constructive au sein du Conseil. Il y a deux jours, nous avons opposé notre veto à un autre projet de résolution pour la même raison – il était déséquilibré. Cette fois-ci, nous n’avons pas non plus vu de nouvelles initiatives.

Les Nations unies et le Conseil de sécurité ont été créés dans une période d’après-guerre afin d’éviter le fléau d’une nouvelle guerre. Pour y parvenir, les puissances mondiales ont consenti à conclure des accords, idéalement – à trouver un consensus, mais en tout cas – à ne jamais tenter d’imposer leurs décisions les unes aux autres ou d’ignorer les intérêts de l’un des membres permanents. C’est pourquoi le Conseil de sécurité prévoit un droit de veto pour les États membres permanents. Il ne s’agit pas d’un privilège, mais d’un outil permettant d’assurer l’équilibre des intérêts, dont le monde a tant besoin, et de garantir la stabilité mondiale grâce à cet équilibre. La tentative de ne pas tenir compte de la position de la Russie et de l’ignorer contredit les fondements mêmes de la Charte des Nations unies. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de faire avancer de tels projets, mais d’essayer de trouver des points d’accord, quels que soient les efforts déployés par nos partenaires occidentaux pour s’y soustraire, par exemple en ignorant nos préoccupations légitimes concernant la politique de l’OTAN et les actions des États occidentaux qui ont sapé les principes fondamentaux de l’OSCE sur l’indivisibilité de la sécurité.

Nous devons maintenant nous concentrer sur la correction de la situation qui a conduit à la crise que nous vivons. Celle-ci n’a pas commencé lorsque la Russie a lancé une opération militaire spéciale en Ukraine. Elle a commencé bien plus tôt, lorsque vous avez passé 8 ans à faire semblant de ne pas remarquer les crimes des nationalistes ukrainiens dans le Donbass. Et encore aujourd’hui, vous n’avez trouvé aucun mot de sympathie pour le peuple du Donbass.

Ce sont les maisons du Donbass qui ont été détruites par les nationalistes et les forces armées ukrainiennes que les médias occidentaux présentent le plus souvent effrontément comme des conséquences de l’opération militaire russe en Ukraine.

Lors de cette réunion, nous entendons à nouveau des mensonges et des faux sur les bombardements indiscriminés des villes, des hôpitaux et des écoles ukrainiennes.

Les militaires russes ne représentent aucune menace pour les citoyens ukrainiens pacifiques, ils ne tirent pas sur des installations pacifiques. Ce qui constitue une menace, ce sont les nationalistes ukrainiens qui prennent en otage le peuple ukrainien et l’utilisent comme bouclier humain. De nombreuses preuves, diffusées par des Ukrainiens ordinaires, montrent que les nationalistes, malgré les protestations de la population, déploient des équipements lourds et des lance-roquettes multiples dans les quartiers résidentiels. Il s’agit d’une violation flagrante du droit humanitaire international qui doit être dûment condamnée. Au fond, il s’agit de la même tactique que celle des terroristes d’ISIL. Toute la responsabilité des conséquences éventuelles incombe au régime de Maidan.

Une autre chose qui menace le peuple ukrainien est la distribution incontrôlée d’armes par les radicaux et les autorités à tous ceux qui sont prêts à les avoir, y compris les criminels qui ont été libérés de prison. Ces armes tirent déjà dans les mains des cambrioleurs et des pilleurs.

De nombreuses preuves de cela peuvent être facilement trouvées sur les médias sociaux. Elles sont postées par les habitants de Kiev et d’autres villes. Cela démontre l’approche irresponsable des autorités ukrainiennes envers ses citoyens. Nous assistons aujourd’hui à une guerre de l’information sur la Russie dans les médias sociaux. Puisqu’il n’existe aucune preuve que l’armée russe détruit des infrastructures civiles, les frappes ukrainiennes et les coups occasionnels sont présentés comme tels, ainsi que les photos et les vidéos du Donbass qui dépeignent à nouveau les crimes commis par les nationalistes ukrainiens. En outre, dans les médias sociaux, on peut facilement trouver des tutoriels qui enseignent comment filmer des faux qui devraient souiller notre opération spéciale. Au total, il y a 1,2 million de ces faux dans les médias sociaux ukrainiens.

Source : Ministère des Affaires étrangères de Russie – Traduction AFR